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A quand la goutte d’eau qui fera déborder le vase ?

A quand la goutte d’eau qui fera déborder le vase ?

Photo © Le Dauphiné Libéré / Jean-François SOUCHET
Photo © Le Dauphiné Libéré / Jean-François SOUCHET

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Il y a quelques années maintenant, j’écrivais ce qui allait être mon premier livre même si je ne le savais pas encore. Et comme j’écrivais pour la première fois, je l’ai voulu conséquent, et au final : je l’ai écrit comme si c’était le premier et dernier que j’écrivais.

J’avais fait auparavant le pitoyable état des lieux et l’absence de contre discours idéologique musulman fort pour influer positivement sur les évolutions de ce pays nous concernant, alors que nos élites musulmanes répétaient bêtement “La laïcité nous protège”...

Son principal but était de détruire les mythes et mensonges modernes, dévoiler les réalités idéologiques et philosophiques contemporaines, car toutes semblaient ”quasi parfaites” dans leurs présomptions, à un détail près : quand il s’agit de l’islam ou des musulmans, l’ensemble s’écroulait rapidement et ne tenait aucun engagement.

La France a la particularité d’être le pays occidental où tout cela est le plus facilement identifiable et visible: la réalité de la démocratie, les finalités de la laïcité et du progressisme occidental sont désormais assez évidentes quand il s’agit de nous, musulmans français.

La polémique du burkini, une simple étape de plus

L’épisode du burkini n’est sûrement pas le dernier de la liste des polémiques anti-musulmanes. Je suis très souvent étonné des lecteurs qui sont surpris par le fait que ”j’avais vu juste” dans De l’Idéologie Islamique Française en attaquant de front le ”républicanisme laïque français”.

Ainsi ils m’écrivent des mails dans lesquels ils ne savent pas en fait s’ils doivent me «féliciter » d’avoir vu juste ou plutôt faire leur propre deuil d’une image de la France qu’ils commencent très sérieusement à revoir pressentant désormais que l’avenir ne sera pas rose. Je suis étonné, toujours étonné de cet étonnement, car je n’avais rien inventé ni rien prédit : tout était là, l’islamophobie fondamentale, et le combat anti musulman de l’État français qui était inéluctable.

Il était programmé au fin fond du logiciel de la République laïque pour qui savait le lire sans même le déchiffrer ! Ce programme attendait simplement l’occasion de s’exprimer et de se mettre en route. L’occasion, c’est nous : c’est-à-dire nous, la communauté musulmane française désireuse de pratiquer son islam de manière ”banale et sans complexe”, en étant fidèle à l’orthodoxie et à l’esprit des sources islamiques, sans honte, sans faire le dos rond, sans avoir la volonté de plaire ou de se faire tout petit comme nos parents immigrés et étrangers.

Car si le Burkini est bien le symbole de quelque chose c’est bien de cela : La volonté de musulmane à concilier un interdit religieux (dévoilement/nudité) avec un simple contexte de loisir et de vouloir en profiter (comme tout le monde) n’en déplaise au monde…Ni démarche militante, ni programme politique, ni rien de tout cela : la simple expression d’un désir purement individuel de vouloir profiter (aussi) du plaisir de la baignade en mer sur la plage…

Certains y voient schizophrénie, et en effet la schizophrénie est apparente dans certaines réactions musulmanes sur ce sujet.

Je suis assez ébahie par exemple devant ceux qui, de manière indirecte, soutiennent presque les arrêtés municipaux interdisant le burkini. Dans l’idée de dire que, burkini ou pas, il est illicite pour une musulmane de se vêtir de la sorte, de se baigner dans un endroit mixte et que ce burkini, en plus de ne pas remplir certaines conditions islamiques, ne lève l’interdiction et que bien au contraire : cela accentue les problèmes et les pressions sur les musulmans….

Ce point de vue qui se veut très ”islamique” est complètement dépassé et dangereux ; il rejoint le point de vue des laïques radicaux et montre que ces individus ne comprennent pas la réalité et les fondements du problème. Ils reproduisent de manière inversée ce que certains imbéciles (!) avaient fait pour le nikab : « le nikab n’est pas obligatoire (!?) donc ”O législateur” vous avez le droit de l’interdire ! ». Sans caricaturer : la position de certains dit ”salafistes” contre le burkini est la même que certains ”fréristes” pour le nikab.

Et ils témoignent donc tous de l’absence de vision et de réflexion, et surtout de stratégie à long terme…Chacun ne voit qu’à l’orée de ses médiocres petites lunettes.

Burkini ou nikab, pour ou contre : Ce débat est strictement islamique et est exclusivement interne à notre communauté. Comment donc pouvoir donner des arguments sur ce sujet à un acteur – Le Législateur français- qui est externe, étranger et hostile aux fondements mêmes que supposent tous ces débats ?

Certains l’avaient compris et l’avaient déjà dit : il n’est vraiment pas obligé d’être un hypocrite, ou un apostat, pour trahir l’Islam en faveur de ses ennemis, il suffit souvent d’être un simple idiot…

Car le problème, le cœur du débat et le cœur du combat à mener, est celui des Droits et des Libertés en faveur des musulmans dans ce pays : on doit pouvoir défendre la liberté de porter le niqab même si nous-mêmes ne sommes pas convaincus de son obligation. Nous devons être en mesure de défendre celle qui désire porter le burkini sur les plages même si nous trouvons que son port ne répond pas au problème qu’il prétend résoudre.

Qui sont ceux qui ont cette attitude, à la fois claire, logique et cohérente, avec notre foi musulmane sans complexe et notre citoyenneté française totalement assumée ? C’est qu’ils sont soit peu nombreux soit qu’ils ne se font pas assez entendre pour que l’Etat et ses sbires aient les mains libres de continuer cette véritable croisade intérieure. 

Et je n’ai pas peur des mots. A bien des égards nous sommes bel et bien dans la position des cathares du Moyen-Age, des protestants de la Renaissance et des Juifs des années 30/40. Cette croisade est tout simplement plus policée et plus sournoise et elle se pare de certains habits soporifiques qui endorment les masses, mais le but est le même : éradiquer les signes religieux cultuels, culturels, et sociétaux symbolisant la présence de pratique islamique dans ce pays.

Et l’activation d’une politique radicale anti-musulmane de la part des services de l’état est facilitée par 3 points :

  1.  La collaboration de ”nos” élites qui contrôlent et gèrent la majeure partie des institutions musulmanes dans ce pays (associations cultuelles, culturelles, mosquées, etc.)

  2.  La situation géopolitique du monde musulman

  3.  Notre ignorance et notre fatalisme qui développent inertie et inepties


De la collaboration à la résistance, le rôle des uns et des autres

Aujourd’hui je perçois quand même, de manière assez diffuse, comment certains, de ceux qui auparavant nous appelaient à entrer en plein dans le mythe de la religion nationale française, se rebiffent (timidement) et développent les problématiques et les questionnements que nous avons soulevés et décortiqués : critique de la laïcité française, remise en cause de ”l’évidence de la mobilisation par le vote” (législatives et présidentielle au moins), etc.

Cela concerne les plus sincères. Quant aux autres, leur situation est de plus en plus délicate entre l’État qui exige une collaboration sans faille et la masse des musulmans qui s’éveille avec des regards de plus en plus lucides sur la situation. Il y a donc quand même une évolution positive, mais elle reste toujours cantonnée au bas de notre pyramide.

En haut de l’échelle, tout semble encore fermé et verrouillé : la minorité d’imams consciencieux et honorables sont contraints au silence. Et par Allah nous vivons une époque où se taire est à la fois une épreuve difficile à endurer, un bienfait, un signe de sagesse et d’intégrité, voire même un signe de résistance, passive certes, mais résistance tout de même…

Car les imams de la République ne savent, eux, faire trembler les minbars que pour la maslaha de l’État : ils sont ingénieux et fort éloquents quand il s’agit de répéter le discours BFM et ils sont courageux pour défoncer les portes ouvertes de la bonne conscience nationale à chaque triste actualité liée à l’islam.

Il est évident que l’acharnement politique et médiatique (en un mot : étatique, soyons clairs) ne saura prendre fin que lorsque l’état sentira un mécontentement généralisé pouvant déboucher sur une grave crise. Ou lorsque une partie de ses collabeurs lui feront remonter des informations préoccupantes sur les tensions palpables et la profonde défiance envers l’État tout entier.

Quant à espérer une prise de conscience du CFCM, je préfère espérer et attendre de voir la conversion et le hijab de Caroline Fourest. Je ne cesse de répéter que faire de la politique, c’est s’investir dans la ”polis”, dans la cité, c’est-à-dire occuper et investir le champ public, n’en déplaise aux médias et aux politiques, et c’est d’abord s’organiser au niveau local.

Il y a une révolution à faire dans les mentalités et dans les contextes locaux avant de prendre le pouvoir dans les institutions musulmanes nationales et de devenir des interlocuteurs réels de l’État français.

Il faut dépasser la caricature qui veut que nous autres ”jeunes” (jusqu’à quand ?), nous nous opposions systématiquement à la vieille génération et à l’esprit ”blédard”. Bien que cette caricature reste vraie. Chacun chez soi peut encore confirmer, voir et comprendre que certains d’entre eux sont les agents de tutelle de l’État parfois de manière consciente et fière. 

La récente politique sécuritaire et l’état d’urgence ont d’ailleurs remis en selle certains vieux, dépassés sur leur droite par des plus jeunes : ils ont repris les rênes de certaines associations cultuelles, résilié les contrats de travail de certains imams quand ils n’ont pas pu les résoudre au silence ou leur faire dire ce qu’ils voulaient entendre…

Pourtant ils ne vaincront pas le temps et leur temps -comme le nôtre- est compté. Ils devront tôt ou tard lâcher prise. Le pire, en réalité, c’est la reproduction de cette mentalité larbiniste et collaboratrice contre nos intérêts, les plus évidents, par la stratégie du choc et du chaos.

Profiter, par exemple, de l’égorgement d’un prêtre dans son église par des fous furieux pour que d’autres musulmans se sentent ”obligés” d’avaler l’Ostie catholique dans une cathédrale en signe de communion avec les victimes… et rappelons-le : une Ostie crachée par des protestants dans une cérémonie à laquelle même les juifs (orthodoxes) s’interdisent d’aller ! (quelle dure et triste époque où des musulmans doivent prendre exemple et apprendre le minimum du Tawhid et de la Foi chez protestants et juifs…).

Qui d’ailleurs aura la force de comprendre que « musulmans fous furieux et musulmans ”catholiques” » sont les deux faces d’une même pièce ? Tous symbolisent les tares contemporaines, et très françaises, de musulmans schizophrènes complètement dépassés par ce qui les entoure et par ce qui les accable. Sombrant alors soit dans l’exaltation éphémère de l’hyper-violence, soit dans le complexe durable de l’extrême soumission.

Ainsi, dans cette configuration, la mentalité de colonisé, de complexé, de larbin et d’Indigène soumis, sera transmise de génération en génération, « soit Daesh soit l’ostie catho-laïque, à vous de choisir ». Déjà pour Ciotti, à Cannes, les musulmanes en Burkini ont fait ”allégeance” : on sent bien venir le dilemme et la transmission intergénérationnelle du « Je suis Charlie-Paris-notinmyname ”Amen”» de la génération Brice de Nice-Bataclan… Et c’est bien le pire qui pourrait se produire dans ce cas…

Or si nous n’agissons pas, cette configuration nous sera tôt ou tard imposée. Il y a un vrai juste milieu à trouver, le musulman, fermement attaché à sa religion, doit être suffisamment éclairé quant à son environnement. Le combat pour les droits et les libertés doit être mené avec force et conviction sans aucune faiblesse. La lutte pour les droits civiques et constitutionnels -ceux qui nous permettent de préserver et de défendre notre identité musulmane- doit être menée sans condition.

La liberté, notre Liberté : un combat politique majeur.

Il faut construire un vrai rapport de force politique basé, au préalable, sur une nouvelle idéologie et une nouvelle vision du contexte français. J’ai essayé d’en donner les fondements : faire table rase des mythes qui nous ont conduits à l’état d’asservissement mental, qui nous ont trop longtemps aveuglés, afin de voir les réalités en face puis de développer un discours cohérent avec notre foi et le contexte de ce pays.

La logique du couple démocratie-laïcité est claire pour tous, nous l’avons assez expliquée et détaillée : la caste politico-médiatique crée affaire sur affaire -quand l’actualité internationale n’agit pas en ce sens- et ainsi forge la conscience populaire de la masse apeurée et ignorante dans une démocratie d’opinion contrôlée. Cette oligarchie, véritable nouvelle noblesse, crée ensuite démocratiquement et légalement des lois / règlements / arrêtés sur mesure, restreignant un peu plus, à chaque fois, nos libertés et nos droits.

Même la liberté de commerce, acquis de la Révolution de 1789 (1791 exactement !), est bafouée pour les commerçant musulmans obligés de vendre alcool et porc en attendant l’obligation d’en boire et d’en manger.

La science avant l’action, la compréhension avant la décision. Ceux qui nous appelaient à valider ce système inique par un vote soumis avaient eu une logique inverse : les faits abondants nous prouvent qu’ils ont eu gravement tort. La force politique se nourrit d’abord d’une force idéologique et religieuse qui précède toute action, en un mot, ”laïque” : la force philosophique.

Nous payons cash les erreurs stratégiques de nos aînés alors que nous sommes de la première et vraie génération de musulmans français. Celle née en France qui a, dans ce pays, réactivé, revitalisé et régénéré la pratique musulmane auparavant traditionnelle et folklorique.

Remarquez bien : nous avons la force du nombre sans aucune unité politique, nous avons des moyens financiers immenses sans aucun poids économique. Le problème est donc bien ailleurs. Le nombre, les moyens financiers ou la réussite sociale et professionnelle des musulmans sont inutiles quand il n’existe pas de conscience communautaire propre : une communauté consciente d’elle-même en tant que groupe ayant des intérêts distincts et différents des autres.

Qui pourra comprendre et expliquer qu’il existe des plages de nudistes en France alors que le Burkini peut, lui, être interdit sans que l’État ne donne la possibilité à ces femmes de nager sur la plage ? Nous ne sommes pas dupes : la liberté libertarienne, hédoniste, sexuelle, progressiste existe dans ce pays. C’est celle qui va dans le sens de LEUR Histoire.

Au delà il n’y a jamais eu d’autre liberté en France (mise à part la grande liberté religieuse et politique accordée au juif, exception laïque qui confirme la règle pour les musulmans).

La Liberté réelle et totale doit être le combat politique majeur fondamental et stratégique pour l’avenir des musulmans français sans quoi il n’y aura de toute façon pas d’avenir honorable dans ce pays. Bien plus que cela : sans cette liberté, il n’y aura plus aucune justification possible à l’existence même de musulmans en France.

Sur ce point, nous avons un atout majeur : la France est absolument isolée dans le monde occidental. Surtout dans l’opinion publique occidentale. Son image décline, sa politique musulmane est indescriptible et incompréhensible pour la majorité des américains, canadiens, anglais, irlandais ou scandinaves.

Ils ne suivent plus la logique interne de la France même s’ils soutiennent, par solidarité occidentale, le combat géopolitique global. Les presses anglo-saxonne et arabe témoignent bien de l’isolement total de la France.

Pourtant, il n’y a aucun relais de cette prise de position en France : les collabeurs, les imams républicains, les béni-oui-oui, se font tous petits pour défendre nos droits et libertés. C’est le temps de leur appel à ”l’apaisement et aux discernements”, paroles mielleuses et mines gênées, alors que les policiers français dévoilent, en public, les musulmanes. Tout comme leurs prédécesseurs dans l’Algérie coloniale, et ceci sur délation, spécialité bien française.

Les musulmans doivent donc largement investir ce champ de bataille politique pour faire triompher l’idée de liberté individuelle et collective sur cette laïcité de plus en plus fasciste et sur la démocratie d’opinion totalitaire française. Les boycotts, les diverses abstentions, les manifestations, les colloques, les réunions et conférences doivent avoir des supports idéologiques clairs, un agenda et un but : l’abrogation des lois liberticides et du climat anti-musulman propices à faire éclater -tout spécialement en France- les actes les plus loufoques sous l’étiquette du ”jihad”.

Ils doivent se réunir et mettre la pression sur ceux censés les représenter : imams et leaders locaux. Les obliger à reconnaître les faits et prendre position pour défendre Droit et Liberté avec une grande vigueur.

Il est d’ailleurs de l’intérêt de l’État, et de sa politique du pire, de faire en sorte que seuls ceux qui expriment leur mécontentement ”radical” le fassent par la violence la plus extrême : cela accentue et accélère les processus que nous avons décrits. Mais il n’est pas dans leur petit, et immédiat, intérêt que les musulmans se mobilisent intelligemment en usant des moyens légitimes et légaux qui s’offrent à eux.

Il faut définitivement abandonner l’idée que la laïcité est un bienfait ou une protection, elle est devenu l’expression radicale de la lutte anti-musulmane dans ce pays. La laïcité française est devenue bien plus qu’un simple athéisme militant qui part en croisade contre tout signe religieux, privé ou public.

Minaret ou hijab, barbe ou qamis, jellaba ou jilbab, vie privée ou vie publique, rien ne sera susceptible d’arrêter cette nouvelle croisade haineuse mise à part un vif sursaut collectif salutaire et une mobilisation tous azimuts pour faire triompher le concept de Liberté. Le pire serait de se taire, de s’endurcir par fatalisme, de croire en une solution ”messianique”, de penser que cela s’apaisera après les élections…Car à petit feu, année après année, nous nous apercevrons même pas de l’espace de liberté que nous avons perdu et qui a été réduit légalement, et démocratiquement, par l’État français et ses politiques.

Or sans Liberté et Droit de pratique musulmane, effective et réelle, pas d’existence possible de musulmans en France et aucune justification islamique, rationnelle et légale, à notre présence dans ce pays: nos ennemis et opposants l’ont très bien compris.

Le fait que la mobilisation contre le Burkini s’est faite plus à Londres et à l’Étranger qu’à Paris, ou Marseille, montre la maladie française des musulmans de France. Elle montre le stade avancé du cancer qui ronge notre communauté.

Alors que l’Aïd approche, et que nos représentants imposés par l’Etat sacrificateur nous mène à l’abattoir, nous devons nous demandez d’urgence : Qui sont les vrais moutons ? Ceux qui cherchent encore (!) dans tel ou tel nouveau candidat (Juppé rabatteur de voix pour la Droite, Montebourg même job pour le PS….) une petite preuve indirecte et discrète de pitié à notre égard et qui se coucheront encore devant la réalpolitik le jour J ?

Oui mais le troupeau est encore plus grand que ça. Alors jusqu’à quand allons-nous subir la situation sans réfléchir pour de bon avant d’agir pour notre bien ?

 

Aïssam Aït-Yahya

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