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Barbaresques et Françafrique : entre faussaires de l’Histoire et vrais pirates

Barbaresques et Françafrique : entre faussaires de l’Histoire et vrais pirates

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Barbaresques et Françafrique :
Entre faussaires de l’Histoire et vrais pirates


Depuis quelques temps, certains anonymes de la dite ''fachosphère'' relaient des histoires dignes de la propagande zemmourienne : une Histoire pour et par les nuls d'extrême-droite qui ne convainc que des nuls d 'extrême-droite. Ces derniers, pour tenter de répondre à une pseudo-justification de « maghrébins » - « Vous nous avez colonisés en Algérie, normal qu'on immigre chez vous » - réécrivent un nouveau ''Roman National'' dans lequel les demi-vérités deviennent de vraies manipulation.

Pour ces derniers, la colonisation algérienne ne serait qu'une réponse à la piraterie : cette justification n'est pas nouvelle, elle est directement issue d'une historiographie franco-française qui, à l’origine, se trouve très à droite, dont Jacques Heers est le (dernier des) meilleur(s) exemple(s) avec une histoire de la Piraterie racontée selon un ton qui, d’abord, peine à voiler l’idéologie, mais pire encore, n’hésite pas à travestir.

Cette justification est aujourd'hui dans l'air du temps, celle du retournement total des faits historiques et des causalités, une justification anachronique qui nie la réalité chronologique, nie le déroulement des événements et nie l'interprétation des événements tels qu’ils ont été vécus et compris par les acteurs de cette histoire : non pas comment ils sont justifiés a posteriori !

Mais qu'importe la vérité ici car l'utilité d'une telle justification, comme cela est avoué, c'est simplement de pouvoir répondre dans une polémique partisane à « Vous nous avez colonisés en Algérie, normal qu'on immigre chez vous ». Les nervis de cette petite école de l'histoire zemmourienne ne s’embarrassent donc pas des exactitudes, tant que leur petite histoire a une utilité rhétorique.

Or l'Histoire, tous les historiens la connaissent, les faits aboutissant à la colonisation algérienne sont clairs, nets et sans aucune équivoque :

Pirates et corsaires en Méditerranée - (Passion Provence)

1/ Si la piraterie a effectivement existé, la réalité est qu’au 18ème siècle elle était déclinante en Méditerranée. La supériorité des marines européennes étant déjà acquise à partir du 18ème siècle, rares étaient les attaques et les prises en Méditerranée. La situation est encore bien pire au début du 19ème : elle est anecdotique. Tous les historiens sérieux s'accordent à dire que l’âge d'or de la piraterie dite Barbaresque eut lieu entre le 16ème et le 17ème siècle. Le commissaire de la Marine ''Laugier de Tassy'' dans son ''Histoire de la Régence d'Alger'' écrit qu'en 1727 (un siècle avant la conquête), la régence ne disposait déjà plus que d'à peine 24 navires corsaires faiblement armés. Plus rien à voir avec les flottes disséminées entre Salé et Tripoli du 16ème, ou les 150 vaisseaux très bien armés et équipés que pouvait mobiliser un Khayr ud-Din Barbarossa.


2/ Enoncer que la prise d'Alger en 1830 est une réponse à la piraterie constitue une justification anachronique qui n'avait aucun sens pour les contemporains (comme nous allons le voir) : sauf à avoir en tête l’idée d'une vengeance vis-à-vis de faits passés...Or, même dans ce cas, l'on pourrait rappeler que l'apparition de cette piraterie massive en Méditerranée occidentale n’est pas fortuite à partir de la fin du 15ème, car elle fut aussi et surtout une réponse et une réaction à la chute de Grenade et aux attaques hispano-portugaises sur les ports du Maghreb.

Il est de notoriété « historique » que ce sont les exilés andalous à Salé (Rabat), Tlemcen et Bougie qui initièrent de manière décisive la piraterie dite barbaresque au Maghreb (jihad al bahri). Au 18ème siècle d'ailleurs, seule Salé (capitale de ces exilés) a encore une vraie activité de piraterie, totalement tournée vers l'Atlantique. Les pirates barbaresques d'Alger désertent massivement la Méditerranée et suivent ceux de Salé en Atlantique où ils feront l'essentiel de leurs prises sur des Britanniques, Hollandais et sur les Américains. Ces derniers en souffriront tout spécialement à tel point qu'ils s'engageront dans deux guerres contre les Barbaresques (1805 et 1815). La France est absente de ce conflit, elle fut très tôt épargnée par ce fléau en Méditerrannée.

3/ Si la piraterie a bien existé, elle est fatalement tombée en désuétude (en Méditerranée), ceci sans même polémiquer sur les chiffres avancés par certains avec une pseudo « traite d'esclaves blancs » de près d’un million et demi de personnes (seul un historien américain avance ces chiffres contestés par ses pairs). De plus, les nervis d’extrême-droite oubliant que cette pratique était aussi très pratiquée par des corsaires français basés à Marseille, les Espagnols des Baléares... Des milliers de ceux que l'on nommait alors comme « turcs » étaient prisonniers dans les galères des rois de France, devenus forçats dans les ports de la Méditerranée.

On pourrait donc tout aussi dire que la piraterie est une réaction à l'essor expansionniste des flottes européennes (Grandes Découvertes espagnoles et portugaises, conquête de l'Amérique) qui à partir du 15ème siècle n'hésitaient plus à attaquer les côtes maghrébines et leurs ports pour occuper villes et territoires (Essaouira/Mogador, Agadir, Tanger, Bougie, Mers el Kebir, Tunis, Mahdia, Sousse etc..). Si Charles Quint échoue devant Alger, Cebta et Mellila sont encore les exemples actuels de l’histoire de cette politique de conquête qui débute à cette période. Alors quid de la piraterie comme réponse légitime à l'expansion impérialiste de l'Europe précédant la colonisation ? (Nul doute que les Incas et les Mayas auraient applaudi les Barbaresques… ; )

4/ En réalité, en ce qui nous concerne, dès le 18ème siècle, les relations commerciales entre Alger et la France sont infiniment plus importantes que les quelques cas de piraterie qui ont pu encore subsister au début du 19ème en Méditerranée ; ces cas s'apparentant plus à des activités criminelles marginales plutôt qu'à une activité stratégique soutenue politiquement par la régence d'Alger, de Tunis ou de Tripoli comme dans les siècles précédents. Les autorités françaises ont très largement développé des relations diplomatiques avec la Régence d'Alger, les sauf-conduits, la pratique des Passeports et autres laissez-passer négociés par les consulats avec l’établissement d'ambassades, ont largement favorisé les relations commerciales qui ont remplacé la flibuste par des négociations à l'amiable, à tel point que les Français n'avaient plus à craindre que les corsaires de Salé en Atlantique.

5/ Effectivement, après la piraterie, le 17ème et le début du 18ème siècle en Méditerranée sont les siècles du commerce du Blé par excellence, « l’âge d'or du commerce du blé » :

« Le volume de blé algérien exporté vers Marseille n’atteignit une valeur considérable qu’au cours du dernier tiers du XVIIIe siècle (1769-1795). En effet, sur plus de 2 193 000 charges exportées d’Algérie vers Marseille, de 1710 à 1829 (soit durant près de 120 ans), plus d’1 434 000 charges (près de 65% du total) furent exportées durant les années récolte 1769-1795 (soit durant seulement vingt-sept ans) [3]. Cet essor fut à l’origine du succès de la Compagnie Royale d’Afrique, la seule compagnie française à privilèges ayant connu la réussite commerciale [4]. » [lire : Ismet Touati, « Sur le commerce du blé entre l’Algérie et la France au XVIIIe siècle »]

6/C'est donc ici que les choses se « corsent » pour les nervis d’extrême-droite qui ne savent pas quoi répondre ! A la fin du 18e siècle les récoltes de blé en France ne sont pas suffisantes pour nourrir une population de plus en plus nombreuse (d'ailleurs le prix du pain est une des causes de la Révolution française). Entre 1793 et 1798, deux commerçants juifs de la Régence d'Alger, Bacri et Busnach, ayant des relations à Marseille, vendent à crédit du blé pour ravitailler la France et les armées françaises d'Italie et d’Égypte (d'un certain Général Napoléon Bonaparte...). La Jeune République puis l'Empire ne paient pas cette créance. A la restauration en 1815, le nouveau gouvernement reconnaît que la dette se monte à 7 millions de Francs. L'affaire devient vite diplomatique : Bacri et Busnach sont des grosses fortunes qui ont l'oreille du Dey d'Alger et à qui ils doivent eux-mêmes rembourser une créance.

7/ Si on reprend la chronologie [lire : Les Rois d'Alger, (Grasset, 1988)] : « Deux négociants algérois, Bacri et Busnach, vendent pour 14 millions de blé à la République française (impayés). 1818, le Dey Hussein d'Alger, créditeur de Bacri et Busnach, réclame cette somme à Louis XVIII. En 1826, Hussein écrit à Charles X pour se plaindre de la longueur du procès, pas de réponse. 1827, à la réception officielle de Baïram, Hussein demande à Deval, Consul de France, s'il a une lettre de Charles X. Réponse négative. Hussein, furieux, frappe Deval d'un coup de chasse-mouches. »

8/ L'affaire rocambolesque du Chasse-Mouche est le prétexte à la rupture diplomatique d'une France qui ne voulait pas honorer sa dette, en préférant régler cette affaire par l'usage de la force : ce 30 avril 1827 le consul de France Pierre Deval est en audience, le dey lui demande la réponse du roi de France à trois lettres qu’il lui avait écrites. Le consul lui fait savoir que le roi ne peut lui répondre, et ajoutant, aux dires du dey, « des paroles outrageantes pour la religion musulmane ». Deval est décrit comme fourbe et intriguant par certaines sources françaises elles-mêmes. Le dey exaspéré le frappe « deux ou trois fois de légers coups de chasse-mouche » : un parfait alibi est trouvé pour créer un incident diplomatique qui sera exploité par la diplomatie française pour en faire une affaire d'Etat. Le dey refusant de présenter ses excuses, l’affaire est considérée par la France comme un « casus belli » entraînant l’envoi d’une escadre pour opérer le blocus du port d’Alger. Jamais personne n’a invoqué des problémes de Piraterie !

9/ Rappelons qu'à partir de 1827, La France, Régime monarchique (Restauration), est dans une situation politique intérieure très critique : en crise politique, économique et sociale, les Républicains et les libéraux réformateurs sont en agitation, le roi Charles X cherche à faire diversion. Comme d'habitude, du côté nord de la Méditerranée, rien de mieux qu’une guerre externe pour régler des problèmes internes. Sans parler du fait que les monarchistes et les ultra-catholiques rêvent de gloire et de conquête : belle occasion que de les réaliser sur le dos des populations musulmanes du Sud. De plus, l'armée française, dont les officiers et généraux sont tous des vétérans des campagnes napoléoniennes, reste la meilleure d'Europe. Prendre Alger, piller ses richesses et ne pas honorer sa dette, sera le véritable acte de piraterie de l'Histoire, l'un des plus faciles à réaliser et aux bénéfices maximaux !

La prise de Mascara, estampe, 1836 - source : Gallica-BnF

10/ La conquête coloniale a donc plus à voir avec l'histoire d'un pays endetté et en crise que les prétextes fantasmés invoqués çà et là par divers cancres experts improvisés en réécriture du passé, à commencer par leur projet imaginaire visant à supposément régler un pseudo-problème de piraterie qui n'existe déjà plus en 1830, en particulier pour la France. La Réalité est plus simple, plus vicieuse : elle est politique et économique. D'autant plus que contrairement à sa rivale anglaise, la France n'a plus aucun débouché colonial : elle avait perdu le Québec en 1763, Napoléon ayant vendu la Louisiane aux USA en 1804, sa croissance démographique est importante, l'exode rural explose, les transformations induites par la Révolution Industrielle font apparaître une nouvelle classe sociale, dangereuse et difficile à contrôler : les ouvriers. Alger est une proie et elle finira en victime.

11/ Finalement, à La prise d'Alger le 5 juillet 1830, selon certaines sources, les Français s'emparent de près de 60 tonnes d'or et 200 tonnes d'Argent venant du Trésor public de la Régence (Bayt al mâl) : ils devaient rembourser 7 millions de Francs, ils mettent la main sur 500 millions ! Superbe, le coup des pirates ! [ lire Main basse sur Alger : Enquête sur un pillage (juillet 1830)]

Or, quelques décennies après la conquête, commenceront alors à poindre les premières justifications françaises, aussi mensongères que manipulatrices, qui hélas dureront, jusqu’à éclipser puis supplanter la narration réelle desdits événements. « L'histoire n’étant écrite que par les vainqueurs » les premiers historiens français qui écriront sur l'histoire de la Régence d'Alger en mettant la main sur une quantité d'archives, voudront voir leurs conquêtes coloniales comme une revanche sur le temps de la piraterie en passant sous silence la réalité des faits.

La propagande de la colonisation française sera toujours perçue et justifiée comme issue d'une action civilisatrice juste et nécessaire en Droit et Devoir pour mettre fin aux pratiques d'un autre temps. Léon Vignols écrit par exemple dès les toutes premières lignes de son livre « La piraterie sur l'Atlantique au XVIIIe siècle » paru en 1890 : « Depuis soixante années seulement que la piraterie a pris fin en Méditerranée... » or 1890 - « soixante années » = 1830 Prise d'Alger...Superbe autojustification ‘’civilisatrice’’ !

Des autojustifications anachroniques et mensongères de l'entreprise coloniale française, de ses invasions et de ses occupations, qui effacent ici la réalité d'une France cupide et agressive. L’histoire des vainqueurs est toujours héroïque et juste. Mais c’est une « fake-story ». Pure contrefaçon, en somme. Invoquer la piraterie, c’est vouloir se faire passer pour une victime contrainte, malgré elle, à réduire les nuisances des « peuples barbares » plongés dans les ténèbres de l'ignorance.

Cette histoire-propagande écrite et transmise par les colonisateurs pendant plus d'un siècle, s'est effondrée depuis les indépendances, mais la voici qui revient pourtant aujourd’hui en force avec l'extrême-droitisation de la société française actuelle. Tels sont les faits clairs et nets qui expliquent le début de la colonisation algérienne (et nous n’évoquons même pas le début de la colonisation africaine, ses comptoirs à Dakar, Gore et St-Louis ou le commerce triangulaire). Nul besoin, donc, d’évoquer pirateries, Reconquista, ou croisades : La France a, pour le coup, commis un acte de piraterie à une échelle continentale inégalée, pour des intérêts purement matérialistes.

Mais à l'heure de l'extrême-droitisation des médias et des politiques, et d'une partie conséquente de l'opinion publique, il est de bon ton de renverser le cours de l'Histoire et d'inverser les accusations pour s'auto-disculper de tout. Néanmoins, bien plus que de rétorquer « Vous nous avez colonisés en Algérie, normal qu'on immigre chez vous » en invoquant un inextricable passé de toute façon insolvable, où chacun chercherait des justifications antérieures juste pour avoir le dernier mot, restons dans le Présent et invoquons simplement l'actualité. La réalité actuelle de cette France à la sauce CNEWS, cynique et méprisante, voire même insultante et arrogante (qui accuse d’islamogauchisme toute autre France qui ose la mettre face à la réalité).

Cette France CNEWS-Zemmour-Bolloré incapable de se passer de l'Afrique et de ses richesses, de son marché, de son pétrole, de son gaz, de son uranium et de ses débouchés pour ses entreprises, de sa francophonie où elle continue d'exercer son petit soft power qui fond à vue d’œil... Une France qui, certes, veut de l'Afrique et du Maghreb, mais sans les Africains et les Maghrébins. Une France qui intervient dans le cours de l'Histoire politique de ces pays, soutenant régimes autoritaires et dictatures, intervenant militairement pour dire qui sont les gentils et qui sont les méchants, une France qui maintient ses ex-colonies du continent sous tutelle néocoloniale mais qui se plaint ensuite de l'arrivée massive de ses populations fuyant la Françafrique… en France !

Une France qui pleure et s’étonne comme une innocente quand des manifestations dégénèrent en pillant les symboles de sa présence en Afrique… Une France zemmourienne qui rêve de grandeur mais qui pour être grande doit forcément se hisser sur le dos de l’Afrique, sans qui elle serait naine. Cette France du multimilliardaire Bolloré, fameux patron de CNEWS, qui maintient justement Éric Zemmour à l'antenne malgré ses multiples condamnations racistes, xénophobes, islamophobes car « c'est un vrai patriote » ! Bolloré dont 84 % de son chiffre d'Affaire (et donc de sa fortune) ose précisément provenir... d'Afrique !

Un Bolloré condamné pour trafic d'influence et corruption en payant les campagnes présidentielles de certains chefs d’État (Togo), les laquais « Ya bon Banania » de Bolloré, laquais de la Françafrique et de la France tout court. « Qu'ils sont c*** ces africain ! » doit se marrer ce Bolloré, « Tout mon business est en Afrique et je me paie en plus le luxe de pouvoir les insulter indirectement via ma chaîne CNEWS, de cracher sur le visage de ces populations en France qui y sont quelque part par ma faute, par la faute du système qui contribue à m'avoir fait milliardaire, enrichir la France et appauvrir l'Afrique !

Le message est clair, c'est le summum du mépris et de l'indécence, et c'est 100% esprit français « patriote ». Le système de domination néo-impérialiste post-colonial doit rester le même : Le pillage de l'Afrique et de ses richesses doit continuer sans que la France n’en subisse aucune conséquence négative, que les africains et maghrébins restent chez eux mais, par contre, que leurs richesses bénéficient et contribuent perpétuellement au PIB français ! La réalité est là, sous nos yeux, inutile de fouiller les livres d'Histoire pour chercher des justifications passées à la situation présente.

Inutile de réécrire une histoire ineffaçable, aussi puissants soient leurs médias, quand bien même leur propagande deviendrait le nouveau conformisme qui se croit révolutionnaire, quand il n’est qu’abjectement réactionnaire. Un peu de courage et de hauteur : Reliez « Le grand remplacement » que vous fantasmez, au « grand pillage » que vous oubliez ! Freiner l'immigration vers la France est extrêmement aisé, voire on ne peut plus simple : que la France cesse sa prédation et son ingérence, qu'elle mette fin à la Françafrique, à son système d'exploitation économique et financier, à son système monétaire qui maintient dépendantes les économies sahéliennes, aux mains de la France ! Qu’elle mette fin à ses expéditions militaires en Afrique !

Cependant, un constat évident est à craindre : jamais elle ne le pourra, car la France sans le marché maghrébin, sans l'Afrique, la France sans ses territoires d'outre-mer (ex-empire colonial) qui lui offrent la deuxième plus grande ZEE au Monde, la France sans la Francophonie, n'est rien. Ou du moins plus grand-chose, quand on la compare à ses voisins européens qui font autant et même mieux qu'elle, sans nullement disposer de cette rente de situation honteuse.

De plus, contrairement aux nervis de l'extrême-droite aussi délirants qu'ignares, d'autres le savent, et ils le savent d'autant plus que c'est sûrement la raison pour laquelle ils laissent exprimer cette frustration haineuse, qui sonne comme un intime aveu de faiblesse mais, plus inavouable peut-être, de culpabilité.

Aïssam Ait-Yahya

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