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L'arme du boycott civil et religieux (1/2)

L'arme du boycott civil et religieux (1/2)

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Comprendre et appliquer l’arme du Boycott :
l’exemple des mounafiq/zanadiq chez l’imam Ahmed Shakir


Le boycott est une arme sous-estimée par les musulmans et un moyen très peu utilisé. Or, quand il est actif, volontaire et dynamique, il peut à lui seul réduire bon nombre de problèmes, sans demander de grands efforts, mis à part d'avoir une conscience et une cohésion, une unité de corps et d'esprit propre(s) aux musulmans.

Le boycott peut prendre plusieurs formes et a plusieurs avantages, mais il doit être compris et on doit en être convaincu. S'il est bien appliqué, en comptant sur leurs poids et nombres, il peut avoir des effets dévastateurs contre ce vers quoi il est tourné. Quelques exemples de son utilité et de sa pratique :

Dans la lutte contre les musulmans et leur pratique de l'Islam, les Etats et gouvernements utilisent très souvent la même méthode, consistant à s'appuyer sur des individus issus originellement de notre communauté pour arriver à leurs buts. Hypocrites, renégats, zanadiq et apostats qui, sous prétexte de s'appeler Mohamed ou Hassan, d'être d’origine maghrébine ou africaine, prétendus imams ou ''musulmans'', offrent des arguments et des alibis à ceux qui souhaitent la destruction de notre religion, la fin de sa pratique et nous détourner d'elle.

Que cela date d’hier ou aujourd’hui, dans les pays musulmans ou non, la technique est la même, ils ont besoin de ces individus comme faire-valoir du ''bon musulman'', et en France, c'est parce qu’ils n’en trouvent pas assez qu'ils sont obligés d'importer du Maghreb ou d'Afrique subsaharienne des ''arabes et noirs de service'' qui chantent au garde à vous les louanges de la République néocoloniale.

L'attitude qu'il faut avoir envers ces individus qui combattent publiquement l'Islam, sa pratique, et qui dénigrent les musulmans de France (et d'ailleurs), qui s'allient main dans la main avec ceux qui cherchent à nous stigmatiser et à limiter nos libertés, est islamiquement claire, elle ne souffre d'aucun débat ni d'aucune polémique.

Beaucoup n'adoptent une bonne attitude qu'envers certaines personnalités dont les positions sont flagrantes, mais le Hassan Chalghoumi ou le Tarik Oubrou, comme d'autres, ne sont que les grands arbres qui cachent la multitude de petites forêts, de taille et d'envergures différentes : s'ils ne sont pas aussi caricaturaux que ces derniers, ils véhiculent plus vicieusement et ''intelligemment'' les mêmes idées dites de manière différente, sur le même chemin mais à un niveau différent, sans oser aller directement au ''clash''.

Or, ceux-là sont beaucoup plus dangereux que les premiers, car les premiers nous fédèrent, les autres sont un lent cancer qui nous gangrène petit à petit. Pour comprendre l'attitude à adopter envers ces prétendus musulmans, ci-dessous, un écrit du grand savant égyptien du début du XXème siècle, l'imam Ahmad Shakir qui nous fait part de ses réflexions et de son rappel sur une manière simple et efficace de couper cette gangrène.

Le contexte de cet écrit est l’Égypte des années 30/40, dans laquelle les forces progressistes (libéraux ou communistes) attaquaient sans relâche les préceptes de l'Islam, ses règles et ses fondements, cherchant à modifier et annuler des points de croyance, règles ou pratiques, véhiculant le scepticisme, la critique et l'athéisme parmi les musulmans. Tout ceci avec le silence, voire la complicité du gouvernement égyptien.

« Les athées ont répandu leur da'wa parmi de nombreuses personnes, et ils ont corrompu beaucoup de leurs croyances, et nous avons constaté nous-mêmes leurs menaces sur l'Islam, et nous l'avons vu de nos propres yeux. Puis ils ont vu de la part des musulmans véridiques : régression et dépendance (tawaakul), ainsi que de l'immobilité (soukoun).

Ils ont alors taillé leurs flèches, préparé leurs armes, et ils nous ont attaqués de tous les côtés, et les missionnaires (chrétiens) derrière eux les soutiennent avec leur argent et leurs journaux, suivant un plan qu'ils avaient élaboré d'après leurs expériences : et ils savaient que la christianisation du musulman était quasiment impossible, alors ils se sont contentés – temporairement – de leur rendre l'Islam repoussant, d’humilier cette religion à leurs yeux jusqu’à l'extraire de leurs cœurs. Et le signe en est que vous trouvez ces innovateurs [athées] ne combattant [qu’uniquement] la religion de l'Islam, même s'ils prétendent combattre toutes les religions.

Un mouvement béni parmi les moudjahidines, sincères pour l'amour de Dieu, a écrit contre tous ceux qui cherchent à attaquer la religion de la Vérité, mais à mon avis, écrire ne suffit pas, et le débat n'est que peu utile, mais le djihad est une action. On ne doit pas compter dans toutes nos affaires – surtout dans ce qui concerne la vie de l'islam – sur le gouvernement [Egyptien, NDT], et il ne va pas répondre à notre appel, ni ne va écouter notre voix. L'Islam déteste la violence et la frénésie, mais plus que cela, il méprise la lâcheté et l'humiliation et rejette ceux qui croient en une partie du livre et en rejette une autre.

Dieu Tout-Puissant dit : {Ô vous qui avez cru ! Ne prenez pas pour alliés Mon ennemi et le vôtre, leur offrant l'amitié, alors qu'ils ont nié ce qui vous est parvenu de la vérité.) « Certes, vous avez eu un bel exemple [à suivre] en Abraham et en ceux qui étaient avec lui, quand ils dirent à leur peuple : « Nous vous désavouons, vous et ce que vous adorez en dehors d'Allah. Nous vous renions. Entre vous et nous, l'inimitié et la haine sont à jamais déclarées jusqu'à ce que vous croyiez en Allah, seul. »} [Sourate 60, verset 1]

J'ai beaucoup réfléchi à cela, et je n'ai trouvé aucune méthode de Lutte (jihad) pacifique, qui nous serait plus bénéfique que le boycott des athées [apostats]. Je ne veux pas dire que nous nous contentons (simplement) de ne pas leur parler. Donc, c'est une question simple, mais je veux les boycotter en tout. Nous ne mangeons pas leur nourriture, et nous ne les invitons pas, nous ne leur prêtons pas allégeance, ni ne les épousons, et nous coupons tout lien avec l'un d'entre eux, et nous les informons du jugement de Dieu Tout-Puissant selon lequel ils ont quitté l'Islam et ils l'ont combattu. Il n'y a aucun lien entre eux et les musulmans.

Si l'un d'eux meurt, l'héritier musulman n’en hérite pas, et si un parent meurt, ils n'héritent pas de lui, et si la femme sait que son mari est parmi eux, elle doit le quitter. Le mariage d'un infidèle avec une femme musulmane est invalide et ses relations sexuelles avec lui sont interdites. Si un père en a un, il lui est interdit de le garder avec lui sous un même toit et il doit le faire sortir, et ne pas dépenser pour lui, et tout ce qu'il donne, il le dépense en aide à quelqu'un qui combat sa religion alors que cela lui est interdit.

J'ai aimé ce type de paroles issues de notre professeur, M. Rashid Reda, à cette femme qui avait soutenu le professeur Mahmoud 'Azmi dans la [pseudo] nécessité de l'égalité des femmes avec les hommes [Héritages, etc., NDT]. Il lui a dit (dans le numéro du Ramadan de l'année 1348 du magazine connu Al-Manar ): « Cette femme doit savoir, elle comme sa famille, que dans le cas où elle adhère aux doctrines prônées par ce 'Azmi vis-à-vis de ladite « égalité », niant ainsi la vérité de ce que l'Islam proscrit et déclare bénéfique, elle devient donc une apostate qu'un musulman ne peut épouser, et elle n'hérite en rien des musulmans, pas plus qu’ils n'héritent d'elle. »

Et c'est ainsi que nous devons faire : quiconque exprime ses intentions malveillantes envers l'Islam, on suit et exprime la volonté d'Allah, en lui annonçant véridiquement le jugement de l'Islam à son égard, et nous le traitons avec ce que la charia nous enjoint de faire dans toutes ces affaires. C'est une idée qui est dans mon esprit depuis longtemps, et chaque fois que je voulais l'écrire, j'attendais qu'elle mûrisse, et je la présente maintenant à mes compagnons croyants, alors qu'en disent-ils…? »

(Collections d'articles d'Ahmad Shakir, 1 / 496-499)


Aïssam Aït-Yahya

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